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20/09/2005

Le Mont Ussy et la Butte aux Aires

L'actuel sentier n°1 dessine une sorte de poële à frire qui s'inscrit entre la route de la Reine au nord, la nationale 7 à l'est, la route de Bon Secours au sud et la route du Nid de l'Aigle à l'ouest. Il résulte de la réunion de plusieurs des itinéraires Denecourt-Colinet qui traversaient le mont Ussy, mais a été amputé de sentiers secondaires (vallée des maîtres sonneurs, raccourci entre le rocher de Fontanges et la grotte des Montussiennes qui subsiste cependant même s'il n'est plus balisé) et surtout de toute la partie qui s'organisait autour du carrefour du Nid de l'Aigle, intégré aujourd'hui dans une réserve biologique intégrale, où l'on trouvait quelques uns des arbres les plus connus de la forêt : le Charlemagne, le Nid de l'Aigle, le Feu d'Artifice. Après avoir traversé une première fois la route du Nid de l'aigle, le sentier actuel suit encore les traces de l'ancien jusqu'à la roche de Merlin l'enchanteur, puis le tracé semble avoir été légèrement modifié, puisqu'au lieu de passer d'abord devant le chêne des fées il emmène directement le promeneur jusqu'à l'antre de la fée vipérine. Là, il se rabat brusquement pour traverser à nouveau la route du Nid de l'aigle, passant alors seulement devant le chêne des fées (dont la présence n'est plus signalée par le guide des amis de la forêt de Fontainebleau), en face duquel on peut encore voir s'amorcer l'ancien sentier. 

Autrefois, de l'antre de la fée vipérine, le périple se poursuivait jusqu'au Charlemagne, non loin du carrefour du Nid de l'Aigle. De là, plusieurs possibilités s'offraient : rejoindre le mont Chauvet par le sentier des ruines, décrire une boucle autour du carrefour du Nid de l'aigle, ou rejoindre le carrefour du Mont Pierreux en saluant au passage le Feu d'artifice et le Nid de l'Aigle. Il est aujourd'hui assez difficile de retrouver les traces des anciens itinéraires, même en s'appuyant sur le réseau des routes et chemins forestiers qui retournent doucement à la nature. La route Adélaïde, qui traverse la futaie des fosses rouges (parcelle 275), disparaît sous les arbres abattus entre le carrefour de la Butte aux Aires et le carrefour du Pivert,  où on la retrouve enfin. En la suivant, on pourra rendre un dernier hommage au Nid de l'Aigle, couché en son travers. En s'avançant un peu et en s'enfonçant dans le bois, on remarquera un grand chêne, non loin de la route de la Fontaine. Peut-être le Feu d'artifice ? Après le carrefour du Nid de l'Aigle, la route Adélaïde, maintenant bitumée, grimpe pour rejoindre le carrefour du Sylvain Colinet et passe devant la Chaise Marie. Un peu avant, sur la droite, s'amorce le sentier qui conduisait au Charlemagne. On retrouve la grotte Ganelon, marquée d'un J bleu. Un peu plus loin, si le Charlemagne a disparu (abattu par une tempêteen 1925), le tronc du Roland résiste encore.

medium_sentiercalque.jpgTrait bleu : le sentier n° 2 aujourd'hui et correspondant à l'itinéraire bleu Denecourt vers 1920.
Trait bleu barré : le sentier n°2 aujourd'hui, ne correspondant pas à l'ancien balisage Denecourt vers 1920.
Trait pointillé vert : balisage bleu Denecourt vers 1920, abandonné aujourd'hui.
Trait pointillé rouge : balisage rouge Denecourt vers 1920

09/09/2005

Le Mont Chauvet, les hauteurs de la Solle

Le Grand Mont Chauvet était traversé, vers 1920,  par deux itinéraires Denecourt-Colinet (promenade à la vallée de la Solle et promenade aux points de vue de la Solle).
Les sentiers décrivaient une grande boucle qui partait de la fontaine Sanguinède, traversait le sentier des Accords avant de redescendre sur le carrefour des gorges de la Solle d'où elle gagnait la fontaine du Mont Chauvet , par le sentier de la Solle,  sinuait ensuite par le sentier des Artistes, le long de la route tournante des hauteurs de la Solle puis le long de la route de la Reine, avant de revenir à la fontaine Sanguinède.  Deux autres boucles s'inscrivaient dans la première, puisqu'on pouvait regagner plus directement la fontaine Sanguinède à partir du carrefour des gorges de la Solle  par le sentier des Rapins, ou rejoindre le sentier des Artistes non loin du rocher des Deux soeurs à partir du sentier de la Solle.
Aujourd'hui, le Mont Chauvet est simplement frôlé par le sentier n°4, de la roche Perceval au sentier des Accords. Il s'agit d'une petite partie (d'ailleurs remaniée après la mare aux Ligueurs) de l'ancienne promenade à la vallée de la Solle. Il fait partie de la réserve biologique intégrale du Gros Fouteau et les routes et sentiers qui le traversaient sont aujourd'hui à l'abandon.  Les sites et qui jalonnaient les itinéraires Denecourt-Colinet glissent lentement dans l'oubli alors que certains d'entre eux (fontaine du Mont Chauvet, Roche qui remue) comptaient parmi les plus renommés de la forêt. On retrouve cependant aisément la portion de l'itinéraire que Denecourt avait baptisé "sentier des artistes" et qui longe la route de la Reine puis la route tournante de la Solle, de la Roche des Deux Soeurs à la fontaine du Mont Chauvet. On retrouve également, le long de la portion (aujourd'hui débaptisée) de la route Amélie allant du carrefour des Ligueurs (sentier à droite de l'actuel sentier Denecourt-Colinet) au carrefour des gorges de la Solle (lui aussi débaptisé), la grotte Delphine (O). Enfin, lorsque l'on suit le sentier n°4, au niveau de la mare aux Ligueurs s'esquisse un sentier qui va sur la droite : il s'agit de l'ancien tracé qui permet de retrouver le Capuchon du père Dan et la roche d'Adrienne Lecouvreur.

Rocher du Cuvier Châtillon : sentier n°5

Le rocher du Cuvier Châtillon est sillonné par le sentier n°5 qui, grosso modo, joint le carrefour de Bellecroix au carrefour de l'Epine. Il démarre sur le sentier n°4, parcelle 248, au moment où celui-ci croise la route Lebel qu'il suit un peu avant de bifurquer vers la droite pour arriver sur la route du Luxembourg un peu avant le carrefour de Bellecroix (parcelle 880). C'est là le véritable point de départ et d'arrivée du parcours, qui se présente comme la juxtaposition de deux boucles qui se touchent sur la route du Cuvier Châtillon, au rocher baptisé la Merveille, à la limite des parcelles 881 et 882.

Le sentier Denecourt-Colinet n°5 ne constitue qu'une partie du réseau qui traversait ce secteur vers 1920. Il était en effet complété au Nord par un itinéraire qui partait de Belle-Croix et traversait le plateau par les mares, restant grossièrement parallèle à l'itinéraire actuel dont il ne s'écartait franchement qu'au moment de s'incurver vers le Nord pour desservir la caverne des sorcières. Il rejoignait le sentier actuel au niveau de la grotte de soeur Anne, mais offrait une possibilité de le regagner une première fois au niveau du rocher de la Tirelire. Le GR1 qui traverse également le secteur semble par endroit reprendre le tracé de cet ancien sentier. D'autre part, le sentier se prolongeait au-delà du carrefour de l'Epine et traversait le Bas-Cuvier jusqu'au carrefour du Congrès forestier avant de traverser la N7 pour rejoindre le carrefour du Briarée.

La première partie du sentier n°5, de l'Eugène Sue à la fourche formée par la jonction de la route du Luxembourg et de la route Mory de Neuflieux, jusqu'au passage des Francs-Tireurs, correspond à la fin de la promenade intitulée "promenade de la grotte aux cristaux et du plateau de Belle-Croix" telle qu'elle se présentait vers 1920, mais en sens inverse de celui prôné par le guide de l'époque. A partir de là, le sentier n°5 délaisse l'ancien réseau pour rejoindre directement la Merveille, où il reprend alors le parcours, toujours en sens inverse, de la promenade au rempart du rocher Cuvier Châtillon et ce, jusqu'à la roche de Charles Jacque, à peu près jusqu'au carrefour de l'Epine. Pour le retour, il suit la route Mory de Neuflieux jusqu'à la Merveille puis retrouve une troisième promenade Dennecourt-Colinet, celle des gorges d'Apremont et du rocher Cuvier Châtillon. Il s'en écarte cependant en traversant la route du Luxembourg, pour aller visiter l'inscription rappelant la mort du peintre Decamp avant de retrouver le point de départ non loin de Belle-Croix.

Les cartes postales représentant le secteur s'intéressent surtout au plateau de Belle-Croix, et tout particulièrement à ses mares (mares de Bellecroix, mare COlinet, mare à Dagneau, mare à Piat). Le Cuvier-Châtillon est moins bien représenté et donne lieu à quelques cartes postales qu'il reste à identifier car leur légende ne correspond pas à des dénominations Denecourt-Colinet (passage Cuvier-Châtillon, "Cuviers châtillon", plate-forme du Cuvier Châtillon). Voir l'album.