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15/08/2007

La caverne des brigands

Située à Apremont, sur la parcelle 713 et le sentier n° 6.

La caverne des brigands a été creusée par Denecourt en 1844 (apparaît pour la première fois sur la carte dressée par Denecourt et Hardy en 1844). Denecourt forge de toutes pièces une légende selon laquelle, sous le règne de Louis XV, elle aurait servi de repaire à une bande d'assassins, dont le chef était un nommé Tissier. En 1937, en revanche, elle est le théâtre d'un vrai meurtre, celui de Janine Keller par Eugène Weidmann, dernier condamné à mort à être exécuté en public le 17 juin 1939.

Aisément accessible depuis Barbizon, elle constitue depuis longtemps un lieu très fameux de la forêt, que des guides faisaient visiter moyennant pourboires (pratique signalée de 1910 à 1950). Une buvette y a longtemps été installée : elle est signalée dès 1857 et jusqu’aux environs de la Seconde guerre mondiale.

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Sources : dictionnaire historique et artistique de la forêt de Fontainebleau / Herbet, 1903. Fontainebleau : une forêt de légendes et de mystères / Hervet et Mérienne, 2004. Guide Joanne, 1857, 1910. Guide bleu, 1950.

 

23/07/2007

Expo Fontainebleau, son château et sa forêt ( 22 juin-24 sept 2007)

Le château de Fontainebleau présente en ce moment une exposition intitulée Fontainebleau, son château et sa forêt : l'invention d'un tourisme (1820-1939). Il s'agit pour l'essentiel de la mise en scène de la thèse de Jean-Claude Polton, (Tourisme et nature au XIXe siècle : guides et itinéraires de la forêt de Fontainebleau, Paris, CTHS, 1994), d'ailleurs associé au commissariat scientifique. La scénographie m'a semblé un brin pesante et j'ai du mal à pardonner le flou des cartes postales projetées sur écran, mais le tout reste agréable, intêressant et pédagogique, riche en documents, objets, photos... Le catalogue est à l'image de l'expo et constitue une synthèse intelligente et abondamment illustrée, mais un peu chère quand même (28 euros). Mention spéciale pour la contribution de Polton sur Denecourt, qui préfigure la biographie qu'il prépare sur le bonhomme, et les 2 contributions sur la façon dont se visite et se fait visiter le château. En annexe, une bibliographie générale, ainsi qu'une chrono-bibliographie des guides et des cartes édités par Denecourt.

13/04/2007

Souvenirs de Fontainebleau

Dans les années 1840, une dame Marchand lance à Fontainebleau la mode des "genévrines", objets de tabletterie en genévrier de la forêt. Ces souvenirs de Fontainebleau connaissent un succès d'autant plus vif que la famille royale elle-même s'en procure. On a fabriqué ainsi toutes sortesd'objets : boîtes à gants, à bijoux, à whist, à épingles, corbeilles, encriers, porte-plumes... Denecourt sut tirer lui aussi parti de cet engouement et fit relier en genévrier, bois odorant au "beau poli", les estampes qu'il éditait :

 

 "...dans cette pensée, nous venons, par la publication de ce petit album, offrir aux admirateurs de notre merveilleux Fontainebleau une collection de souvenirs, à la fois les plus vrais et les plus attrayants que l'on puisse emporter de cette magnifique résidence ; il se composent de deux séries de sujets, exécutés par des artistes distingués de la capitale.

Les sujets de la première série représentent les constructions les plus remarquables que nous ont laissées les règnes de Saint Louis, François 1er, d'Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV. Le voyageur y reconnaîtra parfaitement les cours, les façades, les pavillons, les élégants portails, en un mot tout ce qui aura fixé son attention en visitant le palais.

Dans les sujets composant la seconde série, il reconnaîtra plusieurs des sites, des rochers qu'il aura parcouru, et aussi quelques uns des vieux chênes au pied desquels il se sera reposé ; mais particulièrement ces arbres historiques dont les ombrages ont jadis abrité plus d'une tête couronnée, plus d'une grande célébrité...

Ces deux séries de jolis souvenirs de Fontainebleau sont suivies de pages blanches destinées à recevoir soit des notes, soit quelques dessins, quelques pensées...

Mais ce qui ajoute parfaitement à l'attrait de plusieurs exemplaires de ces souvenirs, et qui achève d'en faire des albums réellement délicieux, ce sont leurs couvertures confectionnées avec le bois odorant des genévriers séculaires de nos rochers, ce sont leurs titres historiés et artistement incrustés ou  décalqués sur ce bois de genévrier, bois d'un très beau poli, et qui ne se rencontre nulle part en France aussi remarquable que  dans nos pittoresques déserts de Fontainebleau."

La qualité de ces objets, proposés à la vente dans quelques boutiques bellifontaines mais également aux éventaires des buvettes dispersées dans la forêt, va cependant décliner : emploi d'autres bois, travail plus grossier et importation d'objets produits en masse pour les touristes, notamment en provenance d'Ecosse.

 

Voir Album et aussi le site de vente d'objets de collection sur la région de Fontainebleau, bellifontana (un, peu cher, quand même)


 

25/09/2005

Le diminutif "Bleau"

On dit couramment que le diminutif "Bleau" fut créé par les grimpeurs dans les années 30 (voir Lettres de la forêt : Fontainebleau : abécédaire photographique.- Ed. Textuel, 1998). Mais on en trouve mention bien plus tôt sur quelques cartes postales. Celle-ci par exemple, datée du 14 mai 1911.

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